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18/09/2015

Deux soeurs sur une saison…

La saison estivale est toujours une période particulière pour les restaurants, qui plus est lorsque vous êtes un étoilé posé dans une ruelle très touristique du vieux Vannes. C’est donc le cas du Roscanvec, animé en salle par Sarah et Carine Kaczorowski,

Longue, la saison est toujours un moment à part dans l’année. Vous y préparez-vous de façon particulière ?

« Oh oui, nous prenons d’abord une dizaine de jours fin juin début juillet, pour être au top et, ensuite, nous prenons 4 jours à la rentrée ! (rires) Nous avons vraiment besoin de ces moments, spécialement chez nous où l’agencement du restaurant (sur trois étages de service) engendre un gros rythme de travail. Et la saison est effectivement longue, environ de mi mai à mi octobre, et 6 jours sur 7 ! La fatigue est plus psychologique que physique, même si l’été, la sieste est obligatoire pour pouvoir tenir. »

Est-ce un avantage d’être situé dans une rue aussi touristique ?

« C’est un avantage et un inconvénient. Le principal intérêt c’est la visibilité évidemment. Lorsque l’on part sur des saisons compliquées, où la demande gastronomique est moins forte que l’offre, nous tirons notre épingle du jeu car nous avons beaucoup de passage, d’autant que l’on dresse toujours quelques tables dehors pour nous démarquer dans la rue. C’est aussi l’avantage de dresser une terrasse dans le vieux Vannes ! A l’inverse, ce peut être également la foire d’empoigne, des gens s’installent à leur guise, sans demander et commandent… une bière ! (rires). D’autres personnes ne veulent pas manger en terrasse, considérant qu’une cuisine gastronomique ne se consomme pas en terrasse… »

Vous accueillez également une clientèle particulière ?

« Oui, et aussi étonnant que cela puisse paraître, une clientèle souvent plus pressée que le reste de l’année, que ce soit le midi ou le soir ! Et davantage de familles également avec, et ça c’est intéressant, des parents qui font découvrir à leurs enfants la gastronomie, en ne partant pas sur un menu enfant, mais sur un premier menu qu’ils vont partager entre deux enfants par exemple. C’est très plaisant, d’autant que ce ne sont pas forcément des gens qui ont de gros moyens ! »

C’est facile de travailler entre soeurs ?

(sourires) « Oui c’est bien, d’autant que l’on se connait parfaitement. S’il y a un petit soucis avec un client,, on switche et c’est l’autre qui prend la relève de la table. Nous faisons tout pour détendre l’atmosphère. Des regards suffisent. »